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Les aides à l'emploi pour les personnes en situation de handicap

L’ensemble de ces aides à l’embauche sont prescrites par un conseiller Pôle emploi, Cap emploi, la mission locale ou l’Agefiph, en fonction des besoins de l’entreprise ou de la personne handicapée. 

Quelles sont les règles à suivre pour réussir l’accueil des personnes autistes en entreprise ? 

Les entreprises souhaitant accueillir des personnes atteintes de TSA doivent garder en tête qu’elles devront mettre en œuvre des adaptations pour améliorer leur bien-être professionnel. Voici quelques conseils pour optimiser cet accompagnement :

  • Adapter le processus de recrutement c’est-à-dire rédiger des offres d’emploi claires qui listent les compétences essentielles au poste, zapper l’entretien de recrutement ou, à défaut, accepter que le candidat autiste vienne accompagné d’une personne tierce, privilégier les questions fermées lors des échanges, bannir les tests de motivation…
  • Réaliser des aménagements de poste, afin que leur environnement de travail soit adapté à leurs besoins, par exemple d’un point de vue sensoriel. Cela peut être structurer l’espace (en réduisant les stimuli), découper le temps de travail, donner des consignes managériales explicites, épurer l’environnement…
  • Développer le mentorat : désigner une personne ressource est souvent une bonne piste pour favoriser l’intégration des personnes autistes. L’entreprise peut même structurer son approche avec un dispositif de mentorat, par exemple. La création de groupes de soutien en interne permet enfin aux personnes autistes et non-autistes d’échanger entre elles.
  • Former ses collaborateurs sur l’autisme, par exemple via Handigital ou Asperteam, afin qu’ils comprennent leurs différences et qu’ils sachent interagir plus efficacement avec eux. Ici, il ne s’agit pas de former une fois par an, mais plus régulièrement, de manière « homéopathique », afin que les stéréotypes relatifs à ce handicap finissent par se déconstruire.
  • Signer une charte pour matérialiser son engagement à insérer durablement les personnes autistes. De nombreuses entreprises telle Microsoft, IBM, Thalès, Avencod ou SAP ont par exemple signé la charte « Entreprise Aspie-Friendly » (issue du programme d’accompagnement du même nom).

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TOUT SAVOIR SUR LES AIDES MISES EN PLACE

 

L’emploi des travailleurs handicapés est une obligation pour toutes les entreprises de plus de 20 salariés. Ces dernières peuvent toutefois être accompagnées, notamment sur le volet financier, pour favoriser l’embauche des travailleurs handicapés. Quelles aides à l’embauche existent pour accompagner les personnes en situation de handicap ? Zoom sur les principaux dispositifs…  

Que dit la loi sur l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH) ? 

L’emploi des travailleurs handicapés est soumis à une obligation : l’OETH. « Celle-ci indique que tout employeur de 20 salariés et plus doit employer des personnes en situation de handicap, dans une proportion de 6 % de l’effectif total », explique Philippe Bouchard, directeur général de l’entreprise adaptée de travail temporaire Kliff par Randstad, en s’appuyant sur l’article L5212-2 du Code du Travail. Un pourcentage généralement atteint « dans les secteurs où les ouvriers sont nombreux (comme dans l’industrie) et plus difficile à viser dans ceux qui embauchent des cadres, comme dans les métiers de service », indique-t-il.  

Pour chaque entreprise, le seuil de 20 personnes s’apprécie en équivalent temps plein (ETP) en moyenne, sur l’année. Cette obligation concerne tous les salariés, quel que soit leur contrat de travail (CDD, CDI…) et quelles que soient les formes d’emploi (salariés, stagiaires…) À noter que les entreprises nouvellement créées, ou celles dont l’effectif a atteint le seuil de 20 salariés, disposent d’un délai de 5 ans avant d’être soumises à cette obligation. Le nombre de travailleurs handicapés à employer est arrondi à l’entier inférieur.  

Pour être concernée par l’OETH, une personne doit se retrouver dans l’un des 7 cas suivants :  

Être reconnue « travailleur handicapé » (via la reconnaissance appelée RQTH) par la Commission des droits pour l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), 

Être victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle entraînant une incapacité permanente d’au moins 10 % et percevoir une rente, 

Toucher une pension d’invalidité à condition que cette dernière réduise les capacités de travail ou de gain d’au moins deux tiers, 

Bénéficier d’un « emploi réservé » (c’est-à-dire d’un emploi au sein de la fonction publique, accessible sans concours), 

Être sapeur-pompier volontaire et percevoir une allocation ou une rente d’invalidité attribuée, en raison d’un accident survenu ou d’une maladie contractée en service,  

Être titulaire de la carte mobilité inclusion (CMI), mention « invalidité », 

Toucher l’allocation aux adultes handicapés (AAH). 

Tout employeur qui ne respecte pas l’OETH doit verser une contribution annuelle à l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph), par l’intermédiaire de l’Urssaf ou de la Caisse générale de sécurité sociale. Le montant de cette contribution dépend du nombre de travailleurs handicapés que l’entreprise aurait dû employer, dans certains cas, elle peut être majorée. 

L’aide à l’embauche en contrat d’apprentissage d’une personne handicapée

D’un montant maximum de 4000 euros, octroyée si le contrat est d’une durée d’au moins 6 mois et de 24 heures par semaine minimum. Cette aide peut être cumulée avec d’autres de l’Agefiph.

L’aide à l’embauche en contrat de professionnalisation d’une personne handicapée

Une aide dont le montant est proratisé en fonction de la durée du contrat (à compter du 6e). Cette aide, dont le montant maximum est de 5000 euros, peut également être cumulée avec d’autres. 

L’aide à l’accueil, à l’intégration et à l’évolution professionnelle des personnes handicapées

D’un montant maximum de 3150 euros, cette aide est uniquement accordée sur la base d’un plan d’action de l’entreprise précisant les mesures mises en place par l’employeur pour sécuriser la prise de fonction et l’évolution professionnelle du salarié. 

L’aide financière liée à la Reconnaissance de la lourdeur du handicap (RLH)

Anciennement AETH, elle est octroyée afin de compenser les surcoûts liés à l’adaptation d’un poste de travail pour un salarié handicapé. L’aide est versée trimestriellement en fonction de la déclaration des heures de travail réalisées et indexée sur le Smic horaire de la période en vigueur.

L’aide à l’adaptation des situations de travail des personnes handicapées

Son montant est évalué après analyse de chaque situation, dans une logique de compensation du handicap. Elle sert à financer les moyens techniques, humains ou organisationnels permettant une adaptation de poste (logiciel, auxiliariat, interprétariat, transcription braille…).

En parallèle, il est à noter que les entreprises adaptées souhaitant embaucher des personnes en situation de handicap et qui concluent, avec elle, un « CDD Tremplin » d’une durée de 4 à 24 mois, instauré dans le cadre de la Loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, peuvent toucher une aide financière allant jusqu’à 10 000 euros. À condition, toutefois, que ce contrat soit conclu avant le 31 décembre 2024. 

Fiche de contact

Fiche de rendez-vous

Les inscriptions pour les prises de rendez-vous sont clos.

Ce service sera de nouveau disponible pour Avril 2025.

Vous pouvez compléter la fiche ci-dessous pour réserver en avance une date de rendez-vous dès la reprise de ce service.

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